Nouvelles de Californie

06 mai 2005

Deux semaines de cocooning

Déjà trois semaines d'interruption dans l'écriture de ce journal... Deux semaines loin de la réalité californienne, dix sept jours dans la chaleur de la bulle familiale. Il aura fallu les négocier âprement, ces vacances, loin du bureau où pourtant rien ne presse. Mais nous les avons eues ! Et nous avons pu cocooner aisément, ronronner doucement auprès de papas, mamans, sœurette et frangin, grand-mères, cousins-cousine, petite cousine, oncles et tantes.

Les vacances ont été si bien remplies qu'il faudrait trois ou quatre paragraphes par jour pour tout décrire. Entre une menthe à l'eau au café Perl, rue Edouard Herriot, et un dîner à la Maison Villemanzy, sur les pentes de la Croix-Rousse, nous avons fait le tour du Lac Léman et une boucle dans le Morvan. Nous avons découvert le passionnant musée Lumière à Monplaisir. Nous avons visité Genève, les rues médiévales d'Yvoire, Thonon, bu de l'Evian à la source Cachat, grimpé sur les hauteurs de Lausanne et visité le superbe conservatoire oú étudie Emilie. Nous sommes allés au cinéma ("Mon petit doigt m'a dit") cours Vitton, avons fait de nombreux achats sur la presqu'île. Nous nous sommes laissés offrir plein de cadeaux qui sont autant de souvenirs pour les longs mois oú nous ne nous verrons pas. Nous avons visité l'abbaye de Cluny, le théâtre romain d'Autun et sa cathédrale, les canaux de Charolles, dormi au bord du lac des Settons en camping car. Nous avons mangé andouillettes, lapin, boudin, pâté en croûte, saucisson brioché, steak tartare, fraises de Carpentras, fromages, et bien d'autres mets succulents préparés avec amour et qu'on ne trouve qu'ici. Nous avons regardé de vieilles photos d'école, repiqué l'enregistrement du Requiem de Mozart chanté par Maman (dans le chœur) et Emilie (en soliste) à l'église d'Anay, ainsi qu'un cours de chant au conservatoire. Mais surtout nous nous sommes vus en chair et en os, tous, nous avons parlé de vive voix, nous nous sommes serrés les uns contre les autres, nous nous sommes souris. Tout ce que les emails et les coups de téléphone ne remplaceront jamais. Un grand bol d'air.