Nouvelles de Californie

25 mai 2005

Santa Cruz

Nous avons eu droit au premier week-end de grand beau temps de l'année, cette semaine. Nous commencions à perdre patience à mesure que la grisaille et la pluie empiétaient sur le mois de mai qui est d'habitude déjà sec et ensoleillé en Californie. Mais les nuages ont l'air de s'être lassés et nous laissent enfin en paix. Nous en avons profité pour "dépailler les cardons" en bons lyonnais que nous sommes, et avons fait prendre à nos pâles guiboles un bain de soleil bien mérité.

Nous avons passé l'après-midi à Santa Cruz samedi, en compagnie de nos amis Sami et Lamia et de leur adorable bout de chou de deux ans, la belle Inès, qui s'en est donné à cœur joie dans le sable fin et dans les grosses vagues bleu turquoise du Pacifique.

Santa Cruz est l'un de mes endroits préférés sur la côte. Trois quarts d'heure pour traverser les collines qui séparent la Baie de la côte, et nous voilà partis en grandes vacances à l'autre bout du monde. L'océan y est superbe. On l'approche par de longues plages jonchées de volleyeurs, ou on le surplombe du haut de falaises fleuries, couleur ocre, d'où on peut voir des surfeurs glisser le long des vagues en compagnie des loutres de mer. Le long de la falaise il y a un curieux mélange de maisons cossues et de surfeurs babacool de tous âges, planche sous le bras ou accrochée au vélo. Un vieux Grand-Huit en bois prend place au milieux de manèges plus récents sur l'une des plages. Il y a également un petit air de station balnéaire dans le centre-ville ou se succèdent de jolies boutiques : disques vinyl, artisanat du Monde, marchands de glaces à l'italienne... Des musiciens animent les rues, on voit passer des vélos et des skates de toutes les formes. La douceur de vivre se lit sur tous les visages.

Voilà qui permet d'oublier la Silicon Valley et de prendre l'air. Une autre façon de profiter du beau temps sans se déplacer : le barbecue. Nous avons allumé nos premières flammes de l'année dimanche soir. Mais ceci n'est qu'un pas de fourmi vers l'américanisation : nos voisins grillent des viandes à l'odeur alléchante depuis des mois ! On a encore quelques progrès à faire...