Nouvelles de Californie

18 juillet 2005

¡Adios amigos!

Je suis en retard... Rien écrit la semaine dernière ! Il faut dire que nous étions trop occupés à fêter le départ de Stéphane, qui est parti mercredi dernier s'installer à Barcelone. Tous les soirs nous avons trouvé une bonne excuse pour aller boire un dernier un pot, aller une dernière fois au restaurant, faire une fête dans un parc de Santa Clara...

Pas facile de laisser partir ses amis. Sans compter que ce n'est pas le premier ! Anne-Sophie et Luc en 2002, Roland et Cécile l'année dernière, Viviana et Chris il y a quelques semaines... Et Ed va partir finir ses études de droit à la Sorbonne en septembre. Et tant d'autres expatriés qui suivent leur bonne étoile aux quatre coins du monde.

Tout le monde est de passage, ici. C'est ce qui rend les relations très faciles, je crois. On se lie parce qu'on a tous un peu le même côté nomade (même les Américains qui ne sont jamais vraiment d'ici non plus) et une profonde attirance pour l'Autre, sa culture, ses expériences qui seront autant d'opportunités de s'enrichir et d'échanger. Mais c'est aussi l'aspect le plus difficile de la vie ici, car on sait que tôt ou tard chacun va repartir, que le groupe d'amis va s'éfilocher et qu'il faudra se construire un nouveau quotidien.

Ces déchirures inévitables font partie du jeu. On le sait. Et l'on peut souhaiter à chacun de faire de nombreuses découvertes, sur les autres autant que sur soi-même, et que dure le voyage, comme l'écrit si bien Constantin Cavafy dans son poème Ithaque (lire aussi l'explication de texte de Jacques Lacarrière en suivant ce lien).