Nouvelles de Californie

10 juillet 2005

Quatre jours à Vancouver

Le week-end dernier nous sommes allés célébrer l'Indépendence des Etats-Unis (4 Juillet 1776)... au Canada !

Ces quatre jours à Vancouver ne nous ont pas seulement permis de visiter cette célèbre ville du Nord-Ouest de l'Amérique, ils ont été l'occasion de retrouver nos amis Cécile et Roland qui ont quitté San Francisco l'année dernière pour étudier l'animation 3D (Roland) et commencer une brillante carrière de journaliste (Cécile). Quel plaisir de les revoir !

La ville est relativement étendue et nous avons beaucoup marché: les nombreuses plages autour de West End et Kitsilano, le marché couvert de Granville Island, la forêt de Lighthouse Park, Gastown, Chinatown, Canada Place et ses paquebots de croisière qui partent vers l'Alaska ou Hawaii, Stanley Park, l'université UBC... Nous avons plongé dans la culture locale : musée d'anthropologie (totems), aquarium (belugas), festival de jazz, improvisation théâtrale. Nous avons fait du sport dans l'abondante nature qui entoure la ville : canoë-kayak à Deep Cove, tandem dans Stanley Park.

La douceur de vivre est palpable à Vancouver. La ville est protégée de l'océan Pacifique par la grande île Victoria et repose sur une baie toute calme qui fait penser tour à tour à un lac ou à la mer Méditerranée. L'air y est doux. Les rues sont très fleuries, il y a même du gazon sur les trottoirs. Les hortensias sont d'un bleu électrique. L'arrière-plan de la ville est constitué de montagnes verdoyantes toutes proches, et d'eau bleue où voguent les bateaux. Les vancouverois se retrouvent sur la plage après leur travail. Ils promènent leur chien (que de chiens !), font du vélo, se détendent face à la mer. Mais il y a un contraste saisissant entre les jolis quartiers paisibles et des rues vraiment sordides où déambulent des clochards ébêtés. La drogue et le sida font rage à Vancouver. Traverser ces rues laisse une grande amertume mêlée d'un sentiment d'impuissance. Il semblerait que l'arrivée des J.O. en 2010 ne va pas arranger les choses car ces quartiers vont être rénovés et les sans-abris vont en être chassés, sans solution de rechange. La douceur de vivre n'est pas pour tout le monde.

Voilà donc ces quatre jours passés à Vancouver. Je ne sais plus trop comment conclure après ce dernier paragraphe ! Même les villes les plus douces sont impuissantes face à la misère. En tant que touristes on retiendra surtout la beauté des paysages, la caresse de la brise océanique, l'abondance de fleurs, les petites boutiques. Et le bonheur d'avoir passé ces moments avec nos amis.

J'oubliais une anecdote rigolote : en lisant les articles de Cécile dans l'Express du Pacifique je suis tombée sur le nom d'un autre journaliste : Raphaël Perdriau. Le nom m'était familier... Bien sûr ! Nous étions au lycée ensemble ! Après "authentification" sur une photo d'éditorial, c'est bien lui. Nous sommes passés au journal pour lui dire bonjour. C'est quand même fou de tomber sur quelqu'un qu'on connaît par un hasard aussi complet !