Nouvelles de Californie

18 juin 2006

Sous ton soleil qui chante.....

Nous sommes rentrés du Mexique il y a déjà deux semaines et mon fidèle lectorat me fait savoir que le compte-rendu de notre voyage se fait attendre.... Mes plus plates excuses ! Voici, voici.

Je dois dire que ces deux semaines sont passées très vite car nous avons été repris dans le tourbillon du travail et de nos diverses activités à peine le pied posé sur le sol américain. Mais nous vivons le cœur léger depuis ces superbes vacances. Nous nous sentons rafraîchis et dépaysés, bien que la chaleur ait été proche d'intenable au Yucatán (petites natures !) et que nous nous soyions sentis comme chez nous dans ce pays qui fait un peu penser à l'Europe mediterranéenne par la spontanéité et la chaleur de ses habitants, les goûts francs de sa cuisine, la végétation éclatante, la beauté des vieux édifices, plantés dans le désordre des ruelles colorées et bourdonnantes d'activité.


Nous avons ouvert grand nos yeux à chaque pas et à chaque instant pour ne rien perdre des petites scènes de la vie courante comme de la splendeur des sites archéologiques ou historiques, et des paysages. Le Mexique nous a émerveillé par la diversité des cultures qui l'ont marqué et qui en font un pays unique et d'une richesse incroyable.


J'ai une myriade de petites anecdotes en tête qui n'ont pas été immortalisées "sur pixels" (vous pouvez voir nos albums sur Hémisphère Ouest : il y a quelques photos pas mal, n'est-ce pas ?). Avant de tout oublier, voici quelques impressions de voyage.

I. Guadalajara

En trois jours nous avons eu le temps de gambader dans plusieurs quartiers, de nous imprégner d'ambiances très différentes, du centre-ville historique (une succession de places, fontaines, églises, palais) au "village" de Tlaquepaque (autrefois une ville en elle-même, maintenant engloutie par la métropole), en passant par Zapopan et sa superbe basilique, Chapultepec et Minerva, l'université... Maite (l'amie de Rob et Wendy avec qui nous étions allés skier il y a quelques années, et qui s'est réinstallée dans la ville de son enfance il y a quelques mois) nous a permis de voir Guadalajara sous un jour plus authentique en nous invitant chez elle, en nous emmenant dans ses restaurants préférés, en nous faisant rencontrer quelques uns de ses amis.


De manière générale qui m'a plu à Guadalajara c'est d'être dans une ville relativement peu touristique (même s'il y a beaucoup à visiter) où les gens ne faisaient pas spécialement attention à nous et n'avaient pas l'air d'avoir changé leurs habitudes en faveur du tourisme. On les voyait dans des situations très "normales" : faire leurs courses, se balader en famille, acheter des chips ou autres spécialités frites, ou faire cirer leurs chaussures auprès d'un des innombrables marchands ambulants...


Nous avons passé un bon moment dans le très grand marché couvert Mercado Libertad du quartier San Juan de Dios. Un vrai labyrinthe de boutiques (on se croise à peine dans les étroits couloirs) où l'on vend tout, des légumes aux selles de cheval, des tripes de porc aux bottes en croco. Par hasard on tombe quelques fois sur une cours intérieur abritée par un grand arbre, ou l'air devient plus calme et plus respirable (il fait très chaud partout ailleurs). Quelques hommes jouent aux dominos avec passion, plaquant chaque nouvelle pièce sur la table avec fracas.


Nous avons été frappés par l'effusion autour des églises : il y a toujours des dizaines de personnes qui prient en solitaire, à n'importe quelle heure. Et des messes ont lieu toute la journée (ce qui nous a privés de la visite de plusieurs églises). Les images et statues du Christ rivalisent de "réalisme" (douleur très visible sur les visages, genoux ensanglantés...). Les gens se signent à répétition, s'embrassent le pouce après chaque signe de croix. S'agenouillent, touchent les statues et reliques, se signent à nouveau. Même en passant en voiture devant une église, on se signe.


Les rues regorgent de vie et de bonne humeur. On voit des enfants partout. De jeunes parents. Les enfants jouent avec les pigeons, pataugent dans les fontaines, rient quand des clowns font leur spectacle sur une des très nombreuses places du centre-ville. Les places, les squares sont entourés de bancs posés à l'ombre de grands arbres fleuris. Les gens s'assoient, prennent le temps de vivre. Profitent de l'air plus frais du soir. Dans les restaurants on entend de la musique jusque tard le soir (les repas sont decallés par rapport aux pays plus nordiques : déjeuner vers 15 heures, dîner après 21 heures). Il a l'air de faire bon vivre ici.


Il y aurait bien de choses à décrire encore. Ce portrait est très incomplet... De même que l'idée, sans doute, que nous avons pu nous faire d'une ville aussi grande en seulement quelques jours. Mais je n'hésiterais pas longtemps si on me proposait d'y retourner pour approfondir un peu !


II. Le Yucatán

... vous sera conté dans un prochain épisode !