Nouvelles de Californie

20 avril 2007

Electeurs de l'étranger

Une carte intéressante : la répartition des inscrits sur les listes électorales consulaires. Mais ça ne représente pas tous les français votant depuis l'étranger, car il faudrait pouvoir compter ceux qui, comme nous, voteront dans un bureau en France par procuration.


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14 avril 2007

Il n'a pas chanté La Californie...

Avant-hier soir nous sommes allés écouter Julien Clerc à San Francisco, en compagnie d'Anne et Sébastien, qui viennent de quitter Mountain View pour Potrero Hill, et Lamia. L'occasion était trop belle de nous replonger dans les chansons de notre jeunesse (ou celle de nos parents... mais ça compte quand même) en France.

Voir un chanteur français hors contexte, dans une petite salle de Californie, a un côté intriguant. C'est ainsi que nous avons vu avec quelques poignées d'auditeurs, Paris Combo dans un hôtel de San Jose, Charles Aznavour sur les hauteurs de Saratoga, Khaled sur le campus de Berkeley... Je me demande toujours ce qui attire ces stars sur "notre" continent, et ce qui doit leur passer par la tête devant ces toutes petites audiences (majoritairement des français expatriés), après avoir connu les plus grandes salles métropolitaines. Chacun a son style : quelques mots d'anglais timides, histoire d'inclure les américains venus par curiosité (Paris Combo), ou grande aisance, traduction de certains textes en anglais et programme bi-culturel (Charles Aznavour), ou encore un programme entièrement dedié au public qui les connait (Khaled, Julien Clerc).

L'ambiance dans la salle me paraît toujours un peu particulière. J'imagine que chacun se demande, comme moi : correspondons-nous vraiment à l'image que nous renvoient tous ces expatriés ? On reconnait des traits, des attitudes, à la fois venus de France et nettement teintés d'Amérique et de vie déracinée. Mais personne n'arrive jamais à croire qu'il fait partie du lot. On a aussi perdu l'habitude d'être dans une foule anonyme qui peut comprendre notre langue et notre experience. On devrait se sentir en communion mais on jalouse un peu ce qui nous rend unique en temps normal. On finit par s'habituer à cette population, parmi laquelle on ne se sent ni vraiment en Amérique ni vraiment en France, mais l'expérience reste un peu troublante.

Avant-hier, donc, nous assistions au concert de Julien Clerc au Herbst Theater, une jolie salle dans un gros bâtiment à colonades faisant face à l'imposant City Hall. La salle était remplie de françaises (certaines accompagnées par leur cher et tendre, mais pas toutes). Nous sommes arrivés juste à l'heure et nous sommes assis à nos places, au dernier rang du balcon. Avec une pair de jumelles et la possibilité de nous lever sans gêner personne derrière nous, nous avions tout le loisir d'observer la scène. "Juju" a chanté pendant plus d'une heure et demie avec deux musiciens, quelques guitares, un piano à queue. J'avais un peu oublié toutes les belles mélodies et paroles. Quand on me demandait les jours précédents "que chante Julien Clerc ?" j'étais à peu près incapable de répondre. Mais au bout du compte je connaissais presque toutes les chansons ! This melody, Femmes je vous aime, Ma préférence, Mélissa, Partir, Ce n'est rien, Si on chantait, Fais-moi une place, Utile... Toute la salle chantait de bon coeur. L'ambiance était très chaleureuse, nostalgique et heureuse.

La soirée aurait pu être parfaite. Mais nous sommes tous repartis avec un petit pincement au coeur : malgré nos nombreuses réclamations, Julien n'a pas chanté La Californie ! Personne ne voulait croire à ce faux pas : la salle ne s'est vidée que longtemps après la dernière chanson... un peu déçue.

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